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Vous avez droit à une indemnisation forfaitaire si vous arrivez à votre destination finale trois heures ou plus après l'heure d'arrivée prévue, sauf si la compagnie prouve que des circonstances extraordinaires ont causé le retard. Ce qui compte, c'est le retard à l'arrivée, pas au départ, et le chronomètre s'arrête à l'ouverture de la première porte de l'appareil. Ce guide explique comment le retard est mesuré et combien vous recevez.
Dernière mise à jour : 5 octobre 2026.
Le texte du règlement (CE) n° 261/2004 ne mentionne l'indemnisation que pour le refus d'embarquement et l'annulation. Le droit à indemnisation en cas de long retard vient de la Cour de justice de l'UE. Dans l'arrêt Sturgeon (affaires jointes C-402/07 et C-432/07, 2009), la Cour a jugé que les passagers de vols retardés subissent une perte de temps comparable à celle des passagers de vols annulés et doivent donc être traités de la même façon. La Cour en a déduit que le droit à indemnisation de l'article 7 vise à réparer une perte de temps d'au moins trois heures. Elle l'a confirmé dans des arrêts ultérieurs (Nelson, C-581/10 et C-629/10 ; Germanwings, C-413/11).
En bref : si vous arrivez à votre destination finale avec un retard de trois heures ou plus, vous avez droit à la même indemnisation qu'en cas d'annulation, sauf si la compagnie peut prouver que le retard a été causé par des circonstances extraordinaires qui n'auraient pas pu être évitées même en prenant toutes les mesures raisonnables.
Le montant dépend de la distance du trajet, mesurée selon la route orthodromique (article 7 du règlement) :
| Distance | Indemnisation |
|---|---|
| 1500 km ou moins | 250 euros |
| Vols à l'intérieur de l'UE de plus de 1500 km, et autres vols entre 1500 et 3500 km | 400 euros |
| Tous les autres vols (plus de 3500 km) | 600 euros |
L'article 7, paragraphe 2, permet à la compagnie de réduire l'indemnisation de 50 % si un réacheminement vous a été proposé et que vous êtes arrivé dans un délai de 2, 3 ou 4 heures par rapport à l'heure initiale, selon la distance. Bien que l'article 7, paragraphe 2, ne mentionne que le réacheminement, la Cour a jugé que la réduction s'applique de la même façon aux longs retards à l'arrivée. Les lignes directrices de la Commission en donnent le résultat pratique : si le retard à l'arrivée est d'au moins 3 heures mais de moins de 4 heures sur un trajet de plus de 3500 km, l'indemnisation peut être réduite de 50 %, soit 300 euros.
Un retard au départ ne donne pas droit à indemnisation en lui-même. Il donne droit à une prise en charge (repas et, si nécessaire, hébergement) lorsqu'il dépasse 2, 3 ou 4 heures selon la distance, et, à partir de cinq heures, droit à un remboursement. Voir repas, hébergement et frais. L'indemnisation dépend du retard à l'arrivée.
Les compagnies qualifient parfois de « retardé » un vol qui est en fait annulé, et les règles sont différentes. Voir notre guide sur les changements d'horaire et sur les annulations.
Le moment où la première porte s'est ouverte. Si ce moment se situe au moins trois heures après l'heure d'arrivée prévue, vous atteignez le seuil. Demandez à la compagnie l'heure d'arrivée enregistrée.
Non. Le seuil de la Cour est de trois heures ou plus à l'arrivée.
Si vous aviez une réservation confirmée et avez pris le vol, la Cour a jugé que vous n'avez pas à produire votre carte d'embarquement ni un autre document prouvant que vous vous êtes enregistré. C'est à la compagnie de prouver que vous n'étiez pas sur le vol (affaire C-756/18, easyJet). Conservez de toute façon votre confirmation de réservation.
Vous recevez 250 euros au lieu de 400 ou 600. La réduction de 50 % pour un retard de 3 à 4 heures ne s'applique qu'aux trajets de plus de 3500 km.
Ce guide est une information générale fondée sur les sources ci-dessus, et non un conseil juridique. Ceci est la version française du guide en anglais.